Plum'Elles

09 avril 2013

Mardi 9 avril 2013

Incredibox, c'est comment dire, faites de la musique pour les nuls... et transformez-vous en génie de l'instant !

Just enjoy !

http://www.incredibox.com/fr/#/application

Posté par lilalisare à 20:41 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


Serge, 1971

Histoire de Melody Nelson, c'est surtout Cargo culte, rien n'égale cette sensualité !

http://www.youtube.com/watch?v=v8myiPb233E

 

Allez, j'avoue, c'est aussi hôtel particulier, ex-aequo !

http://www.youtube.com/watch?v=l86CKCllUiU

Posté par lilalisare à 20:34 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

Maghreb 2

Tout tombe en panne, on ne fait plus de photos qu'avec mon tel portable, incroyable ! Et à part ça, toujours la vie qui se partage dans de l'intense et je me dis parfois "Vais-je tenir le coup dans toutes ces émotions, de tous ces cadeaux de la vie " ? Oui !
Sur la route du chantier à l'hôtel, les essences de lavande réveillent notre odorat saturé. Dans le ciel, les étoiles filantes improvisent un ballet de souhaites à exaucer. Au village, les noms et les visages deviennent familiers. M est le gardien du hammam. Hamza, l'enfant du premier jour sur la place, a trouvé le chemin jusqu'aux abords de l'estrade de la fête mercredi. Je me suis baissée, il était là qui me souriait timidement. Derrière le masque de sa pudeur, il cherche à décoder le langage de nos gestes. A chacun de mes sourires, ses yeux se baissent. Je ne sais pas comment le rassurer.
Parée de rouge, Zahia esquisse de ses mains une danse aux rythmes hypnotiques. Longtemps, nos regards qui se croisent l'interrompent brusquement. 1, 2, 3 Soleil qui ne dit pas son nom. La médiation de l'appareil photo, encore, l'apprivoise doucement. A la cascade des neuf sources, je ferme les yeux et les mots se bousculent avides d'épouser la feuille blanche du carnet de voyage.
Aujourd'hui, nous avons passé quelques heures avec les femmes, dans la maison de Rachid. Sa mère Aïcha qui nous embrasse et nous dit que nous sommes comme ses filles, ses sœurs Souad et Hassna, sa grand-mère Aïcha "1" qui nous baise les mains et nous invite à revenir vite aux cascades d'Ouzoud dont elle est originaire, où son frère nous accueillera. Et l'on répond l'année prochaine, Inch'allah. Les barrières de la langue tombent. Mélange rudimentaire d’arabic et d’anglais. Nous nous comprenons. J'aide à préparer le couscous. Je ne me sens pas à l'écart, je me sens intégrée. Nadia, l'amie de Souad arrive et c'est parti pour la séance de henné mains et pieds (que c'est joli !)...
Les adolescents, s'adoucissent. Les rires s'échangent. Ils se font polis, prévenants, malgré la pesanteur parfois de tout ce temps sans intimité où souffler. Ils remercient pour un temps libre offert en soirée "vous nous avez fait confiance, alors qu'on ne l'avait pas mérité". C'est vrai que nous sommes aussi un peu fatigués parfois.
Une amie m'écrivait il y a quelques jours : " Tu dois être fière de toi". Non, je suis émerveillée par les adolescents, les éducateurs au boulot sans compter. fascinée qu'après les crises et les difficultés qui persistent, ce projet existe et se vive ici. Et tellement HEUREUSE de ne pas être passée à côté ! Intarissable je suis, j'ai peur d'oublier...
Je n'arrive pas à m'agrandir plus, ça cogne dedans moi. Les courtes nuits (toujours inférieures à cinq heures) participent à cet espèce d'ivresse sans substance ajoutée .

Posté par lilalisare à 20:30 - - Commentaires [0] - Permalien [#]